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Excerpt for Vente aux Enchères D’omegas Tome 2 by , available in its entirety at Smashwords

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RÉSUMÉ



Lorsqu’un loup naît omega, il ne peut pas rester avec sa meute. Il est vendu aux enchères, lieu où les loups sont échangés entre meutes… Et ces échanges ne sont pas toujours en faveur de ce que désireraient vraiment les omegas…


En tant qu’omega, Robbie Huxley a été placé aux enchères pour la première fois lorsqu’il avait neuf ans. La seconde fois, il en avait quinze, et dix-huit lors de la troisième. Pour Robbie, chaque échange avait signifié se retrouver face à un maître plus cruel et méchant que le précédent, ainsi qu’une vie qu’il détestait de toutes les fibres de son être.


La semaine avant qu’il ne soit mis aux enchères pour la quatrième fois, Robbie décide que la dernière option qu’il lui reste est d’essayer de s’enfuir. Il sait que ce sera difficile, car il est strictement interdit aux omegas de quitter leur meute, mais Robbie ne voit pas d’autres options. S’il a ne serait-ce qu’une infime chance d’avoir enfin droit au bonheur, il se doit de la saisir.


Mais Robbie ne sait pas qu’il existe un loup dont le travail est de traquer, et de ramener chez eux, les omegas fugueurs. Et ce loup le pourchasse avec une idée bien précise en tête…









Vente aux enchères d’omegas


The Omega Auctions – Tome 2



par

April Andrews





Twisted E Publishing, LLC

www.twistedepublishing.com





UN LIVRE TWISTED E-PUBLISHING



Vente aux enchères d’omegas

The Omega Auctions – Tome 2

Copyright © 2015, 2019 par April Andrews


Titre original : The Omega Auctions, Book Two

Édité par Marie Medina


Première Publication en français : Mars 2019, SMASHWORDS EDITION



Couverture par K Designs

Couverture et logo copyright © 2015, 2019 Twisted E Publishing, LLC.


Traduit de l’anglais par : Manon Tutin

Relectures et corrections : Lily Karey





TOUS DROITS RÉSERVÉS : Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et situations sont le produit du fruit de l’imagination de l’auteur ou sont utilisés de manière fictive et ne peuvent être interprétés comme réels. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux, des évènements ou des lieux réels serait pure coïncidence.

Aucune partie de ce livre ne peut être utilisée ou reproduite de quelque manière que ce soit, sans l’autorisation express et écrite de l’auteur. Exceptions faites dans le cas de brèves citations pour des critiques ou des revues.

Tous les personnages décrits lors d’actes sexuels dans cette œuvre de fiction sont âgés de dix-huit ans et plus.





NOTE DE L'EDITEUR


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Chapitre 1


Quand Robbie Huxley n’était encore qu’un enfant, il avait peur du noir. C’était quelque chose de terriblement honteux à admettre, parce que Robbie était un loup, et les loups n’étaient pas, sous aucune circonstance, supposés avoir peur de quoi que ce soit, encore moins de quelque chose d’aussi insignifiant que l’absence de lumière. Mais peu importe à quel point il essayait, Robbie ne parvenait pas à combattre sa peur.

Peut-être que s’il avait été en contact avec des personnes gentilles, ou si son maître, son tout premier maître, l’avait compris et avait ri de toute cette histoire avec lui, alors peut-être que Robbie aurait réussi à la surmonter. Mais son maître n’avait rien fait de tel. En se rendant compte qu’un membre de « sa famille », et Robbie avait bien vite compris que ce terme ne signifiait pas grand-chose, avait peur du noir, il avait imposé une punition, qui encore aujourd’hui le faisait frémir d’effroi.

Dans la grange de la ferme où vivait la « famille » de Robbie, il y avait une partie tout au fond, qui était coupée du reste. Robbie n’avait aucune idée de ce à quoi pouvait servir cette pièce. Ça n’avait pas d’importance, parce que son maître lui avait rapidement trouvé une nouvelle utilité.

Chaque nuit, pendant plus de semaines que Robbie ne pouvait se souvenir, au moment où le soleil se couchait, il était conduit dans cette pièce. Il y avait un poteau central à l’intérieur et Robbie, les mains liées dans le dos par une corde, y avait été attaché ainsi, sans plus de cérémonie, jusqu'au lever du jour.

Nuit après nuit, il avait pleuré et tremblé dans cette grange, qui avait toujours été plongée dans l’obscurité la plus totale et emplie de sons étranges et menaçants. En y repensant, Robbie supposait que ça n’était que de petits animaux, insectes et autres. Mais à l’époque, âgé de neuf ans, tremblant de peur, il avait imaginé un tas d’autres choses. Et cela avait duré des semaines.

Il avait fêté son dixième anniversaire durant cette sombre période, et comme une autre année venait de s’écouler dans sa misérable vie, alors qu’il se blottissait contre le poteau central, il avait réalisé quelque chose. Cette épreuve lui avait sauvé la vie à bien des égards.

C’était simple, cette révélation. Tant que personne ne savait de quoi il avait peur, on ne pouvait pas le punir pour cela.

Et c’était pourquoi Robbie s’était efforcé de ne plus trembler. Il s’était entraîné à ne plus sangloter alors qu’on le traînait dans cette pièce et qu’on le ligotait au poteau central. Finalement, et après de nombreuses semaines, le maître de Robbie était venu à la conclusion qu’il l’avait « guéri » de sa peur pathétique, et Robbie avait été autorisé à dormir à nouveau dans sa chambre et non plus dans la grange.

Bien entendu, il n’avait absolument pas été guéri. Ni de cette peur, ni d’aucune autre qui s’était manifestée au fil des ans. La plupart de ces angoisses étaient irrationnelles, comme la peur du noir. Mais d’autres, au contraire, étaient bien réelles, et celle qui hantait Robbie depuis qu’il en avait pris conscience était la plus douloureuse.

Le contrôle.

Ou plutôt son absence.

Robbie n’avait pas le moindre contrôle.

Ni sur sa vie.

Ni sur son avenir.

Sur rien du tout.

Parce que Robbie était un omega, et dans le monde dans lequel il vivait, dans la hiérarchie très stricte de la meute qui le possédait, il était le maillon le plus bas de l’échelle. Il ne pouvait littéralement pas descendre plus bas.

Robbie repensait à tout ça, alors qu’il était assis, attendant dans une autre grange. Celle-ci se trouvait à l’autre bout du pays de celle où il avait été enfermé étant enfant. Parce que la « famille » avec laquelle il avait vécu n’était pas la même que la « famille » avec laquelle il vivait actuellement.

En fait, Robbie avait vécu au total avec quatre « familles » depuis sa naissance. La première d’entre elles étant sa vraie famille. Robbie ne se souvenait pratiquement pas d’eux puisqu’il avait été vendu aux enchères alors qu’il avait tout juste neuf ans, et il supposait que le traumatisme de cette expérience avait agi comme un blocage et lui avait fait réprimer ses premiers souvenirs. Il savait qu’il avait forcément eu une mère, mais il ne se souvenait pas d’un père. De toute façon, ils l’avaient vendu bien plus tôt que ce qui était habituellement acceptable lors des enchères.

Robbie savait désormais que l’on ne négociait pas la plupart des omegas avant que ceux-ci n’aient au moins treize ans. Après tout, les jeunes enfants n’étaient pas utiles à grand-chose. Ils ne pouvaient pas travailler dans les fermes et n’étaient même pas capables de se transformer durant les soirs de pleine lune. Parfois, ils pouvaient être choisis pour servir de compagnon à un autre jeune loup, mais ça n’avait pas été le cas dans la seconde « famille » de Robbie. En vérité, il ne savait toujours pas pourquoi ils avaient enchéri sur lui, mais il en avait pris conscience quand il avait eu quinze ans et qu’il avait été revendu à un prix fort. L’Alpha avait certainement rentabilisé son investissement, puisque le jeune loup avait passé des journées de seize heures à travailler dans cette foutue ferme.

C’était la raison pour laquelle sa troisième « famille » avait enchéri sur lui. À ce stade, Robbie était déjà bien fait pour un jeune de son âge et avait commencé à se changer en loup. Sa troisième « famille » avait conscience qu’ils pourraient obtenir une sacrée charge de travail de sa part, et s’assurait que le travail était bien fait à l’aide d’un fouet. Mais ils avaient également fini par le vendre. Quelques jours seulement après son dix-huitième anniversaire, ils avaient vendu leur ferme pour s’installer en ville. Il n’avait plus la moindre utilité pour eux, et ils n’avaient certainement plus de place pour lui, et ce fut comme ça que Robbie se retrouva pour la troisième fois de sa vie vendu aux enchères, et comment il termina avec sa quatrième « famille ». Celle qui possédait la grange dans laquelle il était actuellement en train de se cacher.

Robbie plissa les yeux en songeant à sa « famille » actuelle. Il était avec eux depuis six misérables années. Ils étaient trois au total. Eiphran était le mâle le plus âgé et l’Alpha du groupe. Il était dans la fin de la cinquantaine et l’un des connards les plus revêches que Robbie ait jamais rencontrés. Les seuls centres d’intérêt de sa vie étaient son fils, sa ferme et les nombreux verres de whisky qu’il buvait chaque jour. Sa femme, Elouise, était tout aussi mauvaise, seulement son choix de boisson portait plus sur le gin… et elle était aussi méchante que l’enfer quand elle atteignait son quota.

Tous les deux adoraient passer leur colère – peu importe ce qui la causait – sur Robbie. Eiphran adorait se servir de son fouet. Elouise prenait un malin plaisir à se servir de tout ce qui lui tombait sous la main.

Et puis il y avait Jason. Leur fils. Il avait trois ans de plus que Robbie et était plusieurs échelons au-dessus de lui dans la hiérarchie de la meute. Il le faisait savoir à Robbie chaque jour, particulièrement quand il lui ordonnait de lui sucer la queue.

Jason avait quitté la ferme, il y avait plusieurs semaines, pour une sorte d’affaire dont Robbie ne savait rien. Il avait parlé de rendre visite à l’Alpha de leur meute, à propos de nombreuses opportunités, et de ce qu’il pourrait faire en élargissant leurs frontières dans le vaste monde.

Robbie n’avait pratiquement rien écouté. Principalement, parce que s’il était honnête avec lui-même, il brûlait d’envie de pouvoir, comme Jason, avoir la possibilité de quitter la ferme. De pouvoir rencontrer d’autres personnes. De faire quelque chose qui ne lui aurait pas été ordonné. Robbie savait que ses chances de pouvoir un jour en faire de même étaient minces, voire inexistantes.

Le contrôle.

Robbie n’en avait aucun.

Jason était rentré la nuit dernière et l’on avait jeté Robbie dehors sous prétexte que la famille avait besoin de discuter. Robbie avait, comme toujours, fait ce qu’on lui avait demandé et était sorti. Mais une fois à l’extérieur, il n’avait pas attendu. Au lieu de cela, il avait contourné la ferme pour se poster juste sous la fenêtre où la famille discutait. Il n’avait pas été capable de tout entendre, mais une phrase lui était parvenue clairement, et son estomac s’était tordu en l’entendant.

Les ventes aux enchères d’omegas.

Et ensuite, son nom.

Il ne fallait pas être un génie pour comprendre ce qui était en train de se passer. Pour une certaine raison – et Dieu seul savait ce que c’était cette fois – Robbie allait être mis en vente une fois de plus.

Avec cette prise de conscience se frayant un chemin dans son esprit, Robbie avait contourné la maison avant de s’effondrer sur les marches en bas de la véranda. Il était resté assis là jusqu’à ce que la nuit soit entièrement sombre, jusqu’à ce que sa crainte familière vienne lui tordre les entrailles, à penser à ce qui était en train de se passer.

Une fois encore, il allait avoir une nouvelle « famille ».

Robbie avait dans la vingtaine désormais.

Et les omegas qui étaient vendus à cet âge l’étaient pour une seule et unique chose.

Se reproduire.

Là, dans la véranda, Robbie frissonna à cette idée, et une pensée le frappa. Peu importe ce qui lui arriverait à l’avenir, il savait sans l’ombre d’un doute qu’il ne voulait pas devenir un loup reproducteur, notamment parce qu’il était terrifié à l’idée que ses louveteaux puissent être comme lui, des omegas. Si c’était le cas, Robbie n’aurait pas le moindre contrôle quant à ce qui pourrait leur arriver. Ils pourraient être vendus selon le bon vouloir de la meute. Ils vivraient le même genre de vie que la sienne.

L’obscurité.

Les coups de fouet.

L’impuissance.

Robbie ne pouvait supporter une telle pensée, et c’était pour cela qu’il était désormais caché dans la grange familiale, son sac à dos à ses pieds, attendant que la dernière lumière de la maison principale s’éteigne.

Parce que dès l’instant où ce serait le cas, une fois que la « famille » serait couchée pour la nuit, Robbie allait faire quelque chose qu’il fantasmait de faire depuis longtemps, sans imaginer pouvoir réellement y arriver un jour.

Il allait faire ce qu’un omega ne faisait jamais, ou ne pourrait jamais envisager de faire.

Il allait quitter la ferme. Abandonner sa « famille ». Et quitter sa meute.

Si Robbie avait quoi que ce soit à en dire, et il n’avait pas d’autre choix, il ne prendrait plus part à ces ventes aux enchères. Plus jamais.


Chapitre 2


Chase Richard reçut un appel au sujet d’un omega en fuite vers six heures du matin. Dès sept heures, il était sur la route et, vers midi, il se tenait dans la pièce principale de la maison de la famille dont l’omega était porté disparu.

Ils étaient agriculteurs, c’était évident, et pas uniquement à cause des nombreuses terres que Chase avait dû traverser, mais également à cause de leur maison. C’était une énorme ferme, entourée par une douzaine de dépendances et, aux yeux de Chase, les murs de ces propriétés n’avaient pas été remis à neuf depuis de nombreuses années.


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